Parcours

Regard d’une étudiante sur les Journées de l’AFDN

Déjà 3 semaines se sont écoulées depuis la fin des Journées d’études de l’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) mais je n’avais pas encore eu le temps de faire un petit retour sur ma première expérience ! Organisées à Bordeaux début juin, je me devais d’y aller, déjà parce que c’était tout près de chez moi et en plus j’avais vraiment envie de me confronter à ce nouveau milieu qu’est la diététique. En restant à étudier depuis la maison parfois c’est compliqué de se rendre compte d’un métier, des personnes qui y travaillent et puis de ce qu’on attend de nous. Ces journées étaient donc vraiment pour moi l’occasion de m’immerger dans mon futur métier, et en plus de rencontrer d’autres étudiantes avec qui nous échangeons régulièrement sur les différents forums.

Je suis arrivée pour la conférence « Alimentation et e-santé » un sujet qui m’intéresse pas mal avec mon parcours en communication, j’ai déjà travaillé pour des sites internet ou des applications santé. On se rend compte de l’étendue des choses encore possibles à faire sur la diététique, notamment via les applications smartphones. Aujourd’hui, il existe d’ailleurs déjà de nombreuses applications soit pour perdre du poids, pour gérer ses calories, pour les allergies alimentaires ou encore pour les glycémies mais très peu sont validées par des diététiciens ou par une association qui pourraient garantir le bienfondé des informations divulguées sur les applications.

Le buffet du midi valait le détour, tout était bon et la petite pause a fait du bien pour discuter entre étudiants, faire le tour de quelques stands (Régilait, Les Pistaches Américaines, Coca Cola, Fleury Michon ou encore Unijus…) et rencontrer des diététiciens en exercice (j’ai d’ailleurs réussi à trouver un de mes stages thérapeutiques pendant ces journées !).

L’après-midi s’est déroulée au rythme de l’intestin, cet organe intelligent dont on entend beaucoup parler. J’avais d’ailleurs lu le livre « Le charme discret de l’intestin » en début d’année 🙂 C’était un peu trop technique pour moi et ma première année de BTS, mais c’était passionnant. Je me suis rendue compte de l’étendue des compétences du diététicien et j’étais presque navrée de me rendre compte qu’au quotidien l’image du diététicien est cantonnée à « donner des régimes aux gros » (je l’ai entendu plusieurs fois depuis que j’ai commencé la formation). Je me rends compte du champ d’action qui est à notre disposition mais aussi des freins qui peuvent intervenir, soit parce que l’équipe médicale n’appelle pas le diététicien, soit parce qu’on ne voit pas l’intérêt de l’alimentation dans la guérison. A mon sens, pour qu’un prise de conscience soit globale, même pour les patients, la prise en charge de tout ou partie de la consultation changerait vraiment la donne. Surtout dans un contexte où l’alimentation est au coeur des débats, que les dérives sont grandes et qu’on voit l’impact sur l’augmentation de l’obésité,  de l’anorexie et du diabète dans la population occidentale (impact qui arrive aussi aux pays émergents désormais).

Bref, revenons à nos journées ! J’ai pu revoir deux diététiciennes qui m’épaulent beaucoup dans mon parcours, un peu mes anges gardiens, qui me confortent dans le fait qu’on peut avoir une pratique « gourmande » de la diététique, en conscience de ce que l’on mange et j’aime beaucoup cette approche qui me correspond.

J’ai pu participer à 2 ateliers, qui m’ont énormément plus, l’un sur l’image et l’estime de soi, avec des cas concrets de deux personnes en surpoids pour différentes raisons.

(petite parenthèse de rébellion) Cela m’a d’ailleurs fait penser au fait que je ne comprenais pas pourquoi nous n’avions AUCUN module de psychologie dans notre formation… Cela me parait juste aberrant quand on rencontre autant de personnes avec des problèmes liés à l’alimentation, à la perception du corps ou à des patients dont la maladie fait que l’alimentation doit changer. Autant on pourra finir comptable à la fin de la formation, autant nous n’avons pas de modules sur la psychologie… ça me parait complètement fou (fin de la parenthèse). 

L’autre atelier portait sur les outils pédagogiques qui peuvent être employés par les diététiciens lors de leur consultation. J’ai adoré ce volet car cet aspect pédagogique de la diététique me plait particulièrement. Nous étions par groupe et avions chacun un outil à notre disposition pour l’étudier, savoir sur quel type de personne il pouvait être utilisé, dans quel contexte et pour quel résultat. J’ai particulièrement aimé le jeu de cartes des émotions (qui me parle bien en ce moment avec les pré-ventes de mon conte pour enfants « Les émotions de Naoh ») et aussi l’escalier avec le playmobil qui montre les avancées de la personne.

J’ai donc pu assister à 2 des 3 journées de ce congrès et j’ai vraiment apprécié l’organisation, la bonne humeur de l’équipe bordelaise, le palais des congrès que je n’avais jamais vu et la qualité des interventions ! Qui sait l’année prochaine j’y participerai peut-être encore ? (ah non on me dit dans l’oreillette que je serai en plein examens du BTS… alors disons en 2019 avec le diplôme en poche !)

 

 

 

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