Parcours

Comment je vois ma pratique de la diététique

 

Depuis que j’ai commencé à me pencher sur les études de diététique, je vois tout un tas de personnes qui font aussi ces études, notamment sur les réseaux sociaux, je rencontre des professionnels de la diététique/nutrition dans la vraie vie et je me rends compte que les pratiques/attentes/envies ne sont pas du tout le même d’une personne à une autre : normal vous me direz.

Lorsqu’on me demande si je vais prescrire des régimes lorsque j’aurai mon diplôme (je crois que c’est ce que tout le monde attend d’une personne qui fait des études de diététique…mais le métier est quand même plus vaste que ça heureusement), je réponds « je n’espère pas ». Pas que je ne veux pas travailler, bien sûr, mais j‘espère plutôt travailler dans la prévention que dans la « réparation », plutôt dans le bien-manger, que dans la restriction, plus dans l’apprentissage de la cuisine, que dans le déchiffrage d’étiquette.

C’est peut-être utopique, mais je crois que si tout petit, dès la diversification en fait, on apprend le goût des choses, de différentes textures, sans penser grammage, alternance fruit/légume, qu’on manipule les aliments, on apprend surtout à apprécier le moment du repas et le partage. Plus tard, on aura fatalement moins besoin d’apprendre tout cela, quand il sera peut-être trop tard et que les notions de bien manger seront loin.

Les tout-petits ont naturellement une préférence pour le goût sucré, c’est un fait. Si on laisse un enfant choisir, il privilégiera la plupart du temps du sucré comme repas. Manger des brocolis sera tout de suite moins drôle après 🙂

Je crois donc à l’apprentissage de la cuisine pour les parents, à l’association de saveurs au plus vite, de l’utilisation des épices, des herbes…

Je l’ai fait avec mes enfants, très tôt ils ont goûté l’ail, la coriandre, le cumin (le fameux carottes/cumin) parce que j’avais très envie de leur faire découvrir toutes les saveurs et que leur palais ne se limite pas aux légumes à l’eau, au sucre et aux pâtes. Certes certains enfants sont plus butés que d’autres et n’ouvriront même pas la bouche – ma fille a un avis très tranché sur la salade par exemple qu’elle refuse en bloc, aucun souci pour moi, je ne la forcerai pas elle adore les brocolis et les haricots verts !- mais je crois qu’en représentant un même aliment cuisiné différemment c’est l’idéal pour retenter l’approche. Mais il faut le faire tôt (avant 2 ans ?) avant que cela ne se complique et que les réflexes de refus en bloc et de néophobie s’ancrent, avant que l’opposition aux parents (bonjour le terrible two et le terrible three, bien pire !) ne prennent la place des bonnes intentions.

J’espère pouvoir être une professionnelle à l’écoute des parents qui souhaitent mieux manger pour ensuite transmettre à leurs enfants, pouvoir transmettre par le biais de l’écrit, de livres, mais aussi d’ateliers, de consultation… bref pas mal d’idées fourmillent dans ma tête et une phrase que j’ai mise récemment sur mon profil Facebook me conforte dans mon idée :

La diététique est un art, celui du bien vivre, donc de bien manger, pour conserver la santé et assurer son équilibre (Hippocrate)

Voilà ce que j’imagine de ma pratique plus tard, j’espère ne pas avoir à donner des régimes, mais à proposer aux plus jeunes de découvrir la cuisine, l’association des saveurs, l’équilibre qui se fait sur la semaine et pas la journée.

Après 2 stages en restauration collective, où j’ai pu côtoyer des enfants de 6 à 20 ans (primaire puis ensuite lycée professionnel), j’ai vu comme l’alimentation évolue, l’effet de groupe arrive (personne n’aime les épinards je ne vais pas dire que j’aime ça…) et à quel point il est difficile ensuite de changer des habitudes ancrées (mais pas impossible !).

Voilà 1 an que j’ai débuté mes études en diététique et je ne regrette pas 1 seconde d’avoir franchi le cap. Je suis en route vers la deuxième année plus motivée que jamais.

 

 

PS : bien entendu cela ne colle pas à TOUS les enfants, il y aura toujours des exceptions et des problèmes particuliers, physiques ou psychologiques qui entraveront probablement ma vision, je reste un peu dans l’utopie pour le moment si vous le voulez bien 🙂

Previous Post Next Post

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply