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Apprendre la diététique dans la jungle de la nutrition

 

En débutant le BTS diététique, je ne pensais pas me confronter à certaines choses, comme par exemple la difficulté de ces études que je ne voyais pas si poussées, si scientifiques… Moi la non scientifique ! Pourtant plus j’ai avancé, plus j’ai creusé et plus j’ai compris que la diététique est une discipline para-médicale, une discipline où la science est le maitre mot et où les convictions ont peu de place (en tout cas au moment des études) et où il faudra se (dé)battre avec les idées reçues, avec ceux qui croient savoir, avec ceux qui n’ont pas fait ces études mais savent parce qu’ils ont lu quelque part que… Que parfois au détour d’un article je lirai une connerie plus grosse que moi, fausse mais véhiculée dans un magazine à forte audience ou sur un blog avec des milliers de lecteurs.

Alors apprendre la diététique, avec ses molécules de glucose, ses enzymes, ses métabolismes, ses décarboxylations oxydatives (oui je voulais la sortir celle là, j’ai eu tellement du mal à la retenir !), c’est pas juste dire la salade c’est bon pour la santé.

Ce qui est difficile en tant qu’étudiant en diététique, c’est que l’alimentation est partout, dans les reportages à la télé, sur internet, partout, parfois avec des infos véhiculées par des lobbies. Et c’est là qu’il faut faire le tri, une info véhiculée par un pro des produits laitiers vantant les mérites du yaourt au petit déjeuner pour rassasier et donc lutter contre l’obésité, est-elle une information sûre ? Une info comme quoi le tofu est parfait pour remplacer la viande, info dite par un site de végan est-elle vraie ? Est-ce que le dernier gourou de l’alimentation à la mode qui dit que depuis qu’il a arrêté le gluten sa vie s’est transformée est à suivre ? Bref, il est difficile de faire la part des choses et de rester droit dans ses baskets.

Alors j’ai pris le parti de la science, moi la non-scientifique, en me disant que tant que je n’avais pas de preuve scientifique et uniquement des « on dit », cela ne me parlerait pas ou presque ! Bien sûr que j’ai des convictions : manger un peu de tout, se faire plaisir, savoir rééquilibrer quand on a fait des excès. Mais aujourd’hui, est-ce que les gens ont envie d’entendre ça ? L’équilibre, manger un peu de tout, que les excès dans tout sont mauvais, pas besoin d’un gourou pour nous dire que l’excès de produits laitiers (au hasard) n’est pas bon pour la santé, bien sûr, merci. Comme manger 3 pots de rillettes par jour ne sera pas bon, mais aussi comme manger 14 pommes et 12 bananes ne le sera pas non plus… Ca me parait tellement logique que parfois ça me fait peur sur le métier. Je ne sais pas si les gens ont envie d’entendre que les baguettes magiques ça n’existe pas et que seul l’équilibre leur permettra de profiter de bons moments autour d’un repas, de faire plus attention parfois, de manger une glace en y prenant plaisir. Je ne sais pas.

C’est peut-être aussi pour ça que j’ai plus envie de travailler en prévention, en espérant qu’en grandissant les enfants auront les notions de base qui leur permettront de savoir jongler entre les familles d’aliments.

Je suis vraiment heureuse de faire ses études, c’est intéressant, ça me parle et je crois que je m’y sens bien. J’ai juste parfois peur de ce que je lis, ce que je vois, je me dis que le chemin est long et qu’il faudra prendre des pincettes pour certaines personnes, qu’on a vite fait de faire des polémiques sur tout et n’importe quoi, pour un bout de pain…

Rien à voir, enfin si un peu, je vous mets un lien vers un reportage France 5 que j’ai bien aimé : bien manger, à quel sain se vouer ?

A suivre…

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